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Les 3 finalistes des Prix HiP 2021 • catégorie "Société"



Les 3 finalistes des Prix HiP 2021 • catégorie "Société"
Réuni le 27 octobre 2021, le jury des Prix HiP 2021 a retenu trois ouvrages finalistes dans la catégorie Société. Le nom du lauréat sera dévoilé la semaine du 8 novembre 2021.

Les trois ouvrages finalistes :
Les crimes passionnels n'existent pas, d'Arianna Sanesi (éditions d'une rive à l'autre)
Odyssées, d'Aglaé Bory (Filigranes éditions)
Indigne Toit, d'Anthony Micallef (André Frère éditions)


Les 3 finalistes des Prix HiP 2021 • catégorie "Société"

Les crimes passionnels n'existent pas • Arianna Sanesi

Texte de Lydie Bodiou et Frédéric Chauvaud
Le travail photographique I would like you to see me réalisé par Arianna Sanesi, en 2015, sur le féminicide en Italie, alors que ce terme était pratiquement inconnu et que le phénomène était largement ignoré par les médias, est le point de départ de ce livre et de la rencontre entre les photographies d’Arianna et le texte des historiens Lydie Bodiou et Frédéric Chauvaud.
Leur dialogue crée un éclairage indispensable pour qui veut comprendre comment les mots et les images proposent de nouvelles perspectives sur l’un des problèmes les plus importants de notre temps : le féminicide et les violences domestiques.
éditions d'une rive à l'autre • 17 x 24 cm • 84 pages • 30 €
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Les 3 finalistes des Prix HiP 2021 • catégorie "Société"

Odyssées • Aglaé Bory

L'odyssée d'Homère raconte l'histoire d'un retour qui n'en finit pas. Le retour d'Ulysse à Ithaque après vingt longues années d'absence.
Ce travail est un écho à ce récit de voyage originel. “J’ai suivi plusieurs personnes en situation d’exil, demandeurs d’asile ou réfugiés, le plus souvent en attente de statut. La plupart d’entre eux vivent dans des centres d’hébergement en attendant la réponse de l’administration. L’attente est souvent longue et douloureuse. Elle les isole du réel et les enferme dans un espace mental en suspens. A travers cette succession de portraits et de paysages, j’ai voulu créer une correspondance entre leur intériorité et les paysages dans lesquels ces personnes évoluent afin de rendre perceptible ce sentiment d’exil.
Je les ai photographié dans leurs lieux de vie, dans leur territoire quotidien bien que précaire et temporaire. Leurs regards se perdent à travers les fenêtres. Ils sont dans le flou. Ils s’en remettent souvent au ciel, dont l’azur semble pourtant les ignorer. La mer est le refuge de leur intériorité, de leurs espoirs et leurs promesses. Elle est la réalité physique de la distance parcourue – souvent ils l’ont traversée pour arriver jusqu’ici – et de l’éloignement.”

Tous souffrent de déracinement et d’inquiétude quant à leur avenir. Ce travail photographique sur l’exil a été réalisé dans la ville du Havre.
Filigranes éditions • 24 x 30 cm • 64 pages • 20 €
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Les 3 finalistes des Prix HiP 2021 • catégorie "Société"

Indigne Toit • Anthony Micallef

Il venait de s’installer à Marseille. Deux mois à peine avant les effondrements mortels de la rue d’Aubagne. Photographe indépendant, Anthony Micallef décide de documenter la crise des délogés dans cette ville, donner un visage et une voix à ceux qui sont devenus invisibles. Indigne toit est un ouvrage / témoignage édifiant et poignant sur le problème du mal logement.
Le 5 novembre 2018, deux immeubles s’effondraient rue d’Aubagne à Marseille, faisant huit morts en plein centre-ville.
Très médiatisé sur l’instant, ce drame a été en réalité le déclencheur d’une crise humanitaire qui va secouer la deuxième ville de France pendant encore plusieurs années et la transformer durablement. Après l’effondrement, la mairie a dû faire évacuer de nombreux immeubles considérés comme dangereux. Mais cette vague de “périls imminents” ne s’est plus arrêtée depuis : près de 5000 personnes ont été sorties de leurs foyers et envoyées dans des hôtels, où trois ans plus tard près de 500 y vivent encore. Chaque mois, les évacuations continuent.
Marseille est en effet l’une des dernières grandes ville occidentales à posséder un centre-ville populaire, et des quartiers pauvres, voire miséreux, à trois stations de métro du Vieux-Port : la nécessité de rénover est donc réelle, et les intérêts immobiliers immenses. Dans une ville à la politique longtemps clientéliste, la crise du logement indigne, la gestion des milliers de délogés et les projets de rénovation urbaines gigantesques placent Marseille, comme Barcelone quinze ans avant elle, à un tournant de son histoire : celui de sa gentrification à marche forcée.
André Frère éditions • 16,5 x 22 cm • 160 pages • 27 €
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